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Au cœur de chaque lettre qui compose le mot Cœur !

Regard sur les mondes
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Lorsque j’ai commencé à écrire sur le cœur, j’avais une idée en tête. Je pensais pouvoir partir en ligne droite, comme la flèche qui cherche à atteindre sa cible. C’était sans compter sur les circonvolutions de mon cerveau ! qui me présente sans cesse des idées à approfondir comme une multitude de chemins de traverses à ne pas négliger.

Le Cœur nous l’avons déjà abordé. Force est de constater que l’éclairage et le regard que nous y portons, nous appartient et si un dénominateur commun est de mise, quand je vois ce mot écrit il me parle autrement. Et si nous allions au cœur de chaque lettre qui le compose ?

L’orthographe de ce mot est fascinante ! Voyons chaque lettre, le voulez-vous ? Chaque lettre isolée, comme nous le sommes tous, seuls dans notre humanité, et chaque lettre en relation avec l’autre comme nous le sommes également, dépendants les uns des autres. Car le cœur qui bat, est aussi dans son orthographe le déroulement de notre vie, dans sa poésie et son invitation à nous réaliser.

Cœur

Chaque lettre me parle d’une étape de notre vie et je vois dans le mot cœur son déroulement de notre naissance à notre mort.

La logique voudrait que je commence par le « C », mais ma logique qui se veut personnelle commencera par la 2ème lettre.

Le O, je le vois comme un cercle parfait. Depuis toujours le cercle a été le symbole de la perfection, de la réalisation parfaite. Dans le cercle aucun point n’est supérieur à un autre. C’est l’aboutissement, l’accomplissement.

Comme la recherche de notre perfection et la réalisation de celle-ci. Je pose le O comme base car il est la recherche d’accomplissement de chaque être. La recherche ultime de notre complétude. Mais avant le O, nous avons le C ! ne brûlons pas les étapes.

Revenons au C, au commencement. Le C, je l’observe et je pars dans un rêve. J’y vois un demi O ! Le C me fait partir à nos origines et j’y vois notre arrivée sur la terre. Le C comme une ouverture, ouvert devant lui, ouvert au monde qui l’invite. Tout y est possible, il est potentiellement un O, mais pour l’instant il arrive inachevé !

Le C, est le début, le commencement du mot cœur certes, et le commencement de notre vie. Il est notre arrivée sur la terre, la naissance, le souffle, le nouveau-né qui arrive, bien vivant et pourtant totalement dépendant. Tout le potentiel du devenir est là, sous nos yeux, et c’est le miracle de la vie ! L’air est entré dans ses poumons et c’est la vie qui entre et fait battre le cœur. Ce C, un O inabouti me fait penser à cette arrivée, à la naissance. Un être en devenir, si fort déjà, pour avoir traversé le passage et si vulnérable face au monde !… Vulnérable et en même temps ouvert sur ce monde. Car ce C est bien le O qui ne demande qu’à se réaliser. Il en est sa moitié. Il est comme une ouverture vers le monde devant lui, il est inachevé mais prêt à accueillir le monde, à s’en nourrir dans une quête de complétude, pour arriver au O.

Après le C et la naissance, le O symbolise la recherche, la quête d’évolution, une vie à essayer de toucher cette complétude, à la recherche de la paix, à la recherche du cercle parfait, à la recherche de notre centre, cet endroit où nous nous sentons en sécurité. Il est notre force, il symbolise l’équilibre trouvé, et en même temps la protection créée par notre stabilité, il est la plénitude. Le O, nous permet de ressentir ce que nous sommes venus faire sur terre, avides de savoir à la naissance, nous passerons notre vie à la recherche du O et de son équilibre. Dans de nombreuses philosophies, le cercle est le centre, notre centre, l’union du terrestre et du Divin.

Déjà deux lettres nous ont fait rêver, partir dans nos songes. Mais que deviendrait la vie, si nous restions solitaires, dans notre autosatisfaction, et restions dans ce O sécurisant ! isolés du monde ! C’était sans compter sur une certaine sagesse… Et oui, tout à coup apparaît le e !…

Et nous nous posons la question : comment se fait-il qu’après un tel accomplissement nous soyons obligés d’aborder d’autres rivages et avec une lettre escamotée, qui plus est ! Nous étions tellement bien, dans notre nid douillet, dans ce O qui nous enveloppait comme un manteau doux et protecteur. Car il faut bien le reconnaître, le e semble bien abîmé face à la rondeur du O. Nous étions si bien avec le O. Pétris de sagesse et de certitudes !

Nous nous laissions aller au gré du vent, avec le C et le O, la naissance et la vie qui se déroule. Mais que serait la vie si elle s’accommodait du O et restait isolée ! tout est interactif sur terre et nous sommes tout aussi bien indépendants que dépendants de l’autre pour nous construire… Arrive alors le e qui ne veut pas être seul ! quelle idée, quel dommage, tout l’acquis d’une vie pour arriver à la complétude et se retrouver isolé dans ce cercle parfait…

Pas question, et dans son immense sagesse le e vient se coller au o et nous ouvrir à l’autre. Il appelle à l’ouverture.

Observons cette lettre, tout aussi magique que les précédentes ! Car ce e, que je trouvais escarpé et tordu, en le regardant de plus près, est bien un o parfait, coupé dans son milieu. Un demi-cercle sur le haut, et cette ouverture comme une invitation. Mais une invitation à quoi ? J’ouvre mon cœur et je l’entends me murmurer, qu’il ne saurait être question de cultiver l’égoïsme, de garder l’acquis d’une vie pour soi et de ne rien partager. On s’assècherait dans cette attitude et la complétude ne servirait à rien si elle n’était une invitation au partage.

Le e, comme un petit o, coupé en deux en son centre. Ce demi-cercle, une partie fermée, une partie secrète de notre être, nos compréhensions, nos mystères, nos secrets, et le bas de la lettre ouvert aux autres, prêt à offrir ses découvertes. Il est la suite logique de l’aboutissement. Le e, c’est être simultanément centré sur soi et ouvert à l’autre, c’est le partage des connaissances, c’est oser se dévoiler.

Mais il est fragile, il n’est pas si sûr de lui, il se colle au o. Il a besoin de son appui pour aller vers l’autre et s’ouvrir au monde.

Ce sont comme 2 jumeaux. Deux lettres qui s’épousent comme une invitation à se coller à soi, à se coller aux autres. Le o et le e nous parlent de la même chose. Si nous sommes dans la plénitude du o nous sommes stables et ouverts face au monde qui nous entoure, sereins et en paix. Le e s’appuie sur le o pour oser aller vers l’autre. Il s’appuie sur la force acquise, sur sa stabilité et, comme une spirale, nous emmène plus loin.

Ces deux lettres sont l’expression de nous-mêmes. Nous allons de l’une à l’autre, nous allons de nous à l’autre. Dans cette attitude nous stabilisons et renforçons notre plénitude, notre o. C’est l’équilibre, l’un soutenant l’autre. L’un rassurant l’autre, l’un réchauffant l’autre.

œ c’est en même temps le reflet de soi s’appuyant sur soi, et de soi s’appuyant sur l’autre pour avancer. On s’appuie sur nos valeurs pour aller vers l’autre et ouvrir nos cœurs en gardant une part de mystère.

Le e c’est aussi l’autre, à qui on se colle et qui est une aide à notre réalisation, à aller vers notre o, notre « perfection »., pour nous construire.

œ, seul ce contact aux autres nous éclaire sur nous-mêmes et nous façonne aussi. Ce sont ceux que l’on côtoie quotidiennement et qui, comme des miroirs, nous aident à observer et réaliser où sont nos failles pour mieux les apaiser. Le œ nous parle de cette attitude indispensable de recentrage sur soi et en même temps de la nécessité d’être ouvert au monde pour arriver au U.

Le U est la coupe, c’est ainsi que je le vois. Le réceptacle que nous sommes, il est le symbole de tout ce que nous avons accueilli par notre attitude, la naissance, la vie et son partage, la générosité. Il est enfin la récolte. Il est la possibilité de recueillir ce que la vie nous a donné, ce que nous avons compris. C’est la somme de toute une vie. Tout y est déposé, comme un trésor, dans ce U, qui ne demande, dès notre naissance, qu’à être comblé. C’est tout ce que nous avons vécu, compris, offert, partagé, tout est là. Tout est accueil dans ce U.

C’est aussi une pause, le U se doit d’être dans un équilibre de chaque instant pour ne pas se pencher, tomber et perdre tous ses acquis ! Le U c’est un équilibre entre, ce qui est dans la coupe, la coupe posée sur terre et ouverte aux énergies. Il serait l’avant-dernière partie de notre vie. Où, le mouvement se vit autrement, davantage dans une forme d’immobilité apparente et une intensité de vie intérieure. L’homme est empli d’expériences et on l’espère de sagesse.

Parce que nous sommes prêts à donner et que plus aucun orgueil ne vient ternir notre relation au monde, le r vient nous dire notre droiture et notre besoin d’aller plus loin. Toujours prêts à poursuivre et à partager. Sa forme nous invite à aller plus loin, et redonner ce que nous avons reçu sans rien garder. Tout est concentré en cette ligne verticale qui le compose et qui nous dit que nous avons réussi à trouver notre axe. Nous sommes présents dans cet alignement, nous sommes en même temps prêts à bondir vers d’autres lieux, prêts aussi à accueillir la mort à tout moment.

Alors le cœur dans toute sa simplicité me parle de la vie. De notre passage sur terre, de ce que l’on peut en faire si on le souhaite, de partage et d’Amour. Une invitation à l’Amour pour soi et pour les autres. Toutes ces lettres, qui forment ce merveilleux mot qu’est le cœur, pourraient aussi nous parler de notre vie. De ce don à soi et ce don à l’autre.

Et quand le cœur s’arrête, qu’est-ce qui s’arrête réellement ? Que va-t-il rester de toute cette vie ? Et de tous nos acquis ?

© Alice Duruz - 2019

© Alice Duruz - 2020

© Alice Duruz - 2020

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