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Le Climat et la Spiritualité

Regard sur les mondes
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J’avais prévu un article sur le drainage lymphatique et l’immunité, le sujet étant d’actualité. En effet, l’automne arrive et il est bon de penser à augmenter nos défenses immunitaires pour traverser l’hiver. Mais une conférence à laquelle j’ai assisté il y a 15 jours m’a détournée de mon projet initial. Le titre est inquiétant à lui tout seul : « la Terre brûle t- elle ? » et son développement … plein de promesses. Climat et spiritualité.

Les personnes invitées à ce débat public, quatre politiciens, deux scientifiques, un théologien pour animer le débat. Ce fut très intéressant. Il est évident qu’au sortir d’une telle conférence, sur un sujet aussi vaste, aucune solution miracle n’est sortie du chapeau dans l’hémicycle… malgré la bonne volonté de tous les participants.  Finalement, en observant ce vaste sujet sous un autre angle, me suis-je vraiment éloignée de mon projet initial ? « Augmenter nos défenses » pourrait-il être le thème principal de ce débat ? Ne s’agirait-il pas de nous défendre de nous-mêmes et nous défendre contre nos propres comportements suicidaires et irresponsables ?

En effet, de quoi devrions-nous nous défendre si ce n’est de nous-mêmes à l’heure actuelle. A l’issue de la conférence, on prend conscience, si besoin en était, que cette situation de déforestation et d’exploitation de la nature dure depuis la nuit des temps. Ne serait-ce que sur nos territoires suisses, il a bien fallu déforester pour créer des habitats. Le problème n’est pas nouveau. L’être humain ayant toujours considéré la nature comme étant à son service, voire à sa merci. Ce qui est actuellement dangereux, c’est l’amenuisement des ressources alors que la population mondiale augmente. Nous sommes 200 000 personnes de plus par jour sur notre Terre. Comment arriver à trouver une solution à cette équation qui semble insoluble, si ce n’est en changeant de paradigme ?

Et si pour cela, drainer nos croyances, nos certitudes et nos modes de vie était la solution ? Mais comment y arriver ? Comment mettre en harmonie les individus que nous sommes, aux cultures si différentes, aux niveaux de vie si différents ?

Les questions sont posées. Les personnalités politiques présentes nous ont toutes présenté des propositions, réfléchies et étudiées, issues de leurs programmes. Toutes les propositions étaient excellentes et bonnes à prendre. (Je vous propose d’aller directement les consulter car je ne me fais le porte-parole d’aucune formation politique). Cependant, cette soirée m’a donné envie de vous faire part de mes observations et de mes réflexions.  En effet, que nous le voulions ou pas, nous sommes tous reliés les uns aux autres, responsables les uns des autres, et responsables de la situation dans laquelle nous sommes. Nous y sommes tous confrontés avec plus ou moins de conscience. Cette responsabilité ne nous permet pas de laisser les « politiques » trouver des solutions avec lesquelles, de toute manière, nous ne serons pas tous d’accord. Les propositions sont toujours vues comme des restrictions et perçues comme un « moins » par rapport à notre mode de vie actuelle.

Ce sont des solutions qui font face à la crise, certes, mais en aucun cas des solutions qui portent un regard sur les causes. Pourtant la cause de cette situation c’est bien l’Être Humain qui, depuis tout temps, porte un regard hiérarchique sur la biosphère et se voit au sommet  de la pyramide. Tant qu’il ne se verra pas au même niveau que les autres espèces, il continuera à exploiter son environnement. Nous nous insurgeons tous contre les dictatures et l’esclavage, mais ne faisons-nous pas la même chose avec notre environnement ? Je ne donne aucune leçon, car je suis bien comme nous tous, je jongle pour trouver un compromis acceptable entre ma conscience et mon quotidien. A l’heure actuelle, je vous écris en utilisant un ordinateur qui génère et consomme de l’énergie… Mon propos n’est pas de culpabiliser mais plutôt de partager et diffuser des idées pour faire avancer cette cause et trouver des solutions à long terme.

Et si la réponse à ce problème mondial avait sa réponse dans un changement d’attitude individuelle ? Je ne dis rien de nouveau, nous le savons tous, mais comment arriver à mettre toutes les personnes vivant sur terre en accord sur ce principe d’abord, et en accord avec les transformations indispensables à opérer ensuite. Changements qui seront différents selon que l’on habite en Europe, au Groenland, dans des pays en voie de développement etc…? Comment créer l’adhésion de tous ? Comment faire pour que chaque individu ait une conscience des dangers au-devant desquels nous allons tous. Une conscience collective, une conscience pour le climat, une conscience pour la terre, une conscience pour lui-même, pour ses descendant… si ce n’est en passant par une conscience individuelle !

La conscience individuelle est une prise de conscience individuelle du problème auquel nous sommes confrontés. Cependant prendre conscience des problèmes auxquels nous devons faire face ne suffira pas, s’il n’y a pas une prise de conscience de soi, une prise conscience de nos actes, de nos choix, de nos responsabilités et des limites que nous nous mettons ou pas. Elle passe par une réflexion. Ceci n’a rien de culpabilisant, car il ne sera pas possible d’imposer des règles, que certains trouverons le moyen de détourner, il s’agit de donner envie de changer de mode de fonctionnement. Il s’agira de préférer le nouveau paradigme plutôt que l’ancien. De constater qu’il est préférable de respirer de l’air frais, que de l’air vicié.  Il s’agira d’inciter chacun à constater qu’en changeant son comportement, sa vie s’en trouve améliorée. L’être humain est ainsi fait, il ne changera que s’il y trouve un intérêt, le but étant de trouver comment lui faire ressentir du bien-être en arrêtant la surconsommation, en changeant son axe de vision.

Seule la conscience de soi, la conscience que nous faisons partie d’un tout, peut permettre d’être vigilant quant à nos actions et avoir une approche différente vis-à-vis de la matière que nous consommons à outrance dans nos sociétés.

Cette conscience de soi est le contraire de l’égoïsme. L’égoïste ne pense qu’à lui mais n’est malheureusement pas centré. Un être centré est un être conscient de lui, de ses sensations, de ses actes et de leurs répercussions. Il connaît et comprend son importance sur l’échiquier de la vie sur terre et sur la vie de toutes les espèces. Il reconnaît la responsabilité de ses actes et de ses choix, il prend la mesure de ce qu’il peut faire pour remédier, à son niveau, aux problèmes auxquels l’humanité se trouve confrontée après des milliers d’années de pillage comme nous le confirme l’un des scientifiques participant au débat. La déforestation, pour ne citer que cet exemple, a commencé il y a bien longtemps et le problème actuel est un problème qui date depuis toujours. Mais actuellement nous sommes arrivés à une équation ou la croissance de l’humanité couplée à la croissance de la consommation nous met face à une logique d’épuisement des ressources. Tout bon gestionnaire sait que si les dépenses sont plus élevées que les rentrées, il va se mettre dans une situation de déséquilibre pouvant engendrer la famine. La famine amène des guerres, nous l’avons déjà observé dans l’histoire, car nous sommes dans le domaine du vital et non plus du superflu. Il ne s’agira pas d’une famine temporaire, mais sur la durée, puisque nous parlons des ressources de la terre. Pourtant ces ressources sont énormes et devraient nous permettre de vivre tous, en bonne intelligence.

Pour donner envie de changer de mode de vie, de lâcher certains avantages, il faudrait pour cela proposer quelque chose de mieux que notre vie actuelle, ne pas donner la sensation de subir une perte en modifiant nos comportements mais plutôt de bénéficier d’un gain à changer nos modes de vie.

Conclusion : Dans quinze jours j’espère vous retrouver pour la suite de l’article et mes propositions.

© Alice Duruz - 2019

Source :

Conférence  du Jeudi, 05 Septembre 2019 : La Terre brûle-t-elle ?

Débat animé par Jean-Marc Tétaz, théologien et philosophe.

Invités :

  • Raphaël Arlettaz, chef du département de Biologie de la conservation à l’Université de Berne
  • Isabelle Chevalley, conseillère nationale Vert’libérale
  • Raphaël Mahaim, député vert au Grand conseil vaudois
  • Roger Nordmann, conseiller national socialiste
  • Laurent Wehrli, conseiller national PLR et syndic de Montreux

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