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Rosa, un espoir pour ne plus avoir peur de vieillir

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Rose dans ses jeunes années - Institut Aurovida - Lausanne

Aujourd’hui est un grand jour.  Après des mois de « négociation » et de discussion sur la pertinence de mon projet, j’ai enfin l’autorisation ! De quoi me direz-vous ? Et bien d’écrire un article ou plus exactement de faire le portrait d’une personne que je connais et qui va vous surprendre à plus d’un égard.

Pour faire aboutir ce projet, il m’a fallu la convaincre de l’intérêt d’aborder ce sujet. L’argument de poids qui a permis à cet article de voir le jour, le voici : « Accepter de parler de soi pour donner des pistes intéressantes à d’autres personnes en situation similaire ».

Je vous le dis d’emblée, les plus sceptiques douteront de la véracité de mes propos. Ceux qui me connaissent savent qu’il ne me viendrait pas à l’idée de raconter des fables… D’autant plus que j’ai, pour « me couvrir », le diagnostic du médecin de famille qui la connaît depuis plus de 30 ans et qui a vu la transformation et la pharmacienne qui ne lui vend plus rien !

Qui est donc ce personnage de roman que je n’ai pas encore nommé ? Elle s’appelle Rosa et pour tout vous dire, c’est ma mère dont je vais faire une description rapide. C’est une personne courageuse, énergique, émigrée, qui a appris le français en arrivant en France à l’âge de 26 ans. Le contexte de vie est peu favorable au repos, au confort et à la sécurité intérieure… En deux mots, une vie difficile et faite de sacrifices pour soutenir famille et enfants. Mais comme la vie est pleine de rebondissements, ressemblant plus à des montagnes russes qu’à un long fleuve tranquille, la suite va, petit à petit, vous surprendre.

Aujourd’hui, tout l’intérêt n’est pas de faire l’apogée de ma mère mais plutôt d’observer comment une vie évolue en fonction de notre constitution de base et de ce que nous en faisons. Comment la maladie peut évoluer en fonction de notre volonté. Je compte sur vous, pour vous laisser surprendre car la suite a même étonné son médecin traitant ! Je vous cite son propos qui date de la semaine dernière : « Je signe tout de suite pour être comme votre mère à son âge ». Maman aura 91 ans dans trois mois.

Après ce tableau succinct, revenons quelques années en arrière. Vers l’âge de 50 ans, elle commence à souffrir de maux d’estomac, ensuite de diverticulite (petites excroissances sur le gros intestin qui deviennent très douloureuses lorsqu’elles s’enflamment) associée à une constipation grave. Vers l’âge de 65 ans, s’ajoute à ce tableau peu réjouissant une polyarthrite. Le tout est diagnostiqué par son médecin, par les spécialistes et confirmé par les examens médicaux, les coloscopies etc.. Jusque-là, rien de bien intéressant. Comme nous le savons tous, ce genre de problème ne fait que s’aggraver avec l’âge.

Et pourtant si aujourd’hui je prends la plume, c’est que son histoire ressemble à un miracle ! Qu’elle peut donner des idées, des envies et des espoirs à certains. En fait, il n’y a point de miracles ! C’est plutôt rassurant… Tout va se dérouler selon une logique, mais cette logique remet en question toutes nos croyances. Restez en éveil, car la suite de l’article donne les pistes à adapter à chacun de nous et peut également donner de l’espoir aux plus sceptiques. A chacun de tester, sans a priori, et voir ce qui pourrait lui convenir.

Tout d’abord, disons que le caractère de Rosa y est pour beaucoup. En effet, elle a plutôt tendance à ne vouloir prendre aucun médicament, mais elle écoute néanmoins scrupuleusement les conseils de son médecin. Comme je vous l’ai dit, les diverticules sont très douloureux lorsqu’ils s’enflamment. Pour limiter les douleurs, elle va suivre les conseils des spécialistes. En effet, par le passé, il était préconisé de suivre un régime alimentaire sans fibres. Résultat, une vie de régime, d’alimentation triste avec une constipation toujours croissante, (compotes, biscottes, pas de légumes et pas de fruits… furent la base de son alimentation pendant plus de vingt ans…ce qui pourrait être qualifié de morosité alimentaire...).

Les coloscopies se suivent. Les résultats ne changent pas. Les crises de diverticulites continuent, de temps en temps, malgré le régime et la constipation devient un problème chronique. De plus, la constipation a pour conséquence d’augmenter la présence des diverticules. C’était le cercle vicieux. La prise de médication hebdomadaire pour lutter contre cette constipation, devient une prise quasi quotidienne. Sans jamais rien laisser paraître, les journées et la vie ne sont pas rose pour Rosa.

Les années passent, la situation ne s’améliore pas … Bien au contraire. Cependant, Rosa continue à prendre soin de tous. Maintenant ce sont les petits-enfants qui entrent dans son quotidien. Tout à sa joie, elle parle peu des douleurs articulaires qui commencent à s’infiltrer dans sa vie. Les douleurs augmentent et se vivent sous forme de crise. Le diagnostic tombe : Polyarthrite ! C’est le couperet, car si l’on en croit les études, la situation ne peut pas s’améliorer. Elle a parfois des crises qui l’empêchent de marcher, elle se tient aux meubles pour avancer. Elle a la sensation qu’on lui scie les os.

Alors qu’il y a déjà le régime alimentaire sans fibre, les médicaments pour combattre la constipation, viennent s’ajouter à ce cocktail les médicaments pour combattre la douleur. Anti-inflammatoire plusieurs semaines par mois et anti douleur au quotidien, à vie ! s’y ajoute aussi le médicament pour protéger l’estomac des effets néfastes de l’anti-inflammatoire. Plus de vingt ans de prise d’anti-inflammatoire et anti douleur ! Sans aucune amélioration…  Les crises de polyarthrite s’ajoutent maintenant aux douleurs abdominales existantes.
Rosa de nos jours - Institut Aurovida - Lausanne

Nous sommes en présence d’un terrain inflammatoire. Les diverticules sont une maladie inflammatoire comme l’est aussi la polyarthrite. Cette dernière est une maladie auto-immune qui résulte d’un dérèglement du système immunitaire. Pour résumer la situation, le système immunitaire croit qu’il doit lutter contre un agresseur. Agresseur contre lequel il n’arrive pas à bout car, en réalité, il n’existe pas. (voir l’article sur le stress : Le stress notre pain quotidien du 12.07.2019). Il se met donc en « surrégime », ce qui provoque une inflammation chronique. Dans le cas présent, après le gros intestin et les diverticules, ce sont les articulations qui sont atteintes. Cette maladie est également soumise aux variations hormonales, (l’inflammation augmente avec la baisse des œstrogènes due à la ménopause) aux facteurs environnementaux, psychologiques, génétiques, etc

Jusqu’ici rien de neuf me direz-vous, un cas clinique d’une grande banalité. Ce qui ne va pas être banal c’est la suite ! Encore un peu de patience… Comme au théâtre, nous avons d’abord planté le décor. La pièce va se dérouler maintenant !

Après des années de douleurs, au cours desquelles nous ne l’avons jamais entendue se plaindre !! Et croyez-moi, ce n’est pas parce que c’est ma mère que j‘en parle ainsi, elle a continué à s’occuper de tout le monde, un peu comme le pilier qu’elle a toujours été finalement. Elle a donc, dans sa logique et son sens du « soin à l’autre », pris soin de ses enfants, de ses petits-enfants et de mon père qui a vécu les quinze dernières années de sa vie en insuffisance cardiaque et bronchitique chronique. Elle a vécu cette situation avec force mais aussi avec stress et dans une angoisse grandissante. Il est difficile de rester zen et de voir son conjoint aller de plus en plus mal lorsqu’on a soit soi-même plus de 80 ans.

Finalement, tout dans sa vie aura favorisé cette inflammation chronique.

Il y a environ 7 ans la vie de Rosa bascule ! Je vous promets la suite accompagnée des solutions dans quinze jours ! Je vous espère au rendez-vous.


© Alice Duruz - 2020

© Alice Duruz - 2020

© Alice Duruz - 2020

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Bonne lecture à toutes et à tous.

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Kayaleh | Communication Globale - Agence spécialisée dans la Communication et le Marketing Digital