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Covid-19 : pause ! Un temps de réflexion

Regard sur les mondes
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Assaillis de nouvelles de toutes parts et de toutes sortes… C’est parfois l’over dose. Aussi, cet article sera court, et je le souhaite, concis. Quitte à développer des thèmes par la suite car cette période est une opportunité exceptionnelle pour que chacun de nous puisse prendre le temps de se poser les questions sur son mode de vie, ses choix et ses priorités.

Nous traversons une période de peur. La peur bien souvent paralyse, cette fois-ci la peur de la mort a paralysée nos sociétés et a touché le monde entier. Chercher un coupable et un responsable ne sert pas à grand-chose. Il faudrait retourner sur les dernières décennies pour constater que nous sommes tous responsables de la situation actuelle. Inutile de tenir pour responsable les chinois par exemple. Chaque pays essaie de s’en sortir, de « tirer son épingle du jeu » et chaque être humain cherche à vivre mieux. La Chine a fait de même… elle a cherché à s’en sortir… avec les moyens et mentalités à sa disposition. Mais nous avons notre part de responsabilité, plus ou moins consciente, à la situation que nous vivons actuellement.

Il y a longtemps que nous avons choisi de continuer à commercer avec ce pays, malgré les évidences d’un système peu scrupuleux. Nous avons sans cesse voulu payer moins cher les produits que nous achetons, même lorsque nos moyens financiers nous permettaient d’en payer le prix juste. Nous nous sommes piégés nous-mêmes, par notre avidité, fermant les yeux, cautionnant l’esclavage dans les chaînes de production, permettant et acceptant la délocalisation de nos usines. L’analyse est réductrice et je pourrais en parler plus longuement dans un article de fond mais ce n’est pas le propos du jour. Cette mini analyse a pour but de Résumer l’état actuel des choses et Voir clairement le « présent » pour, dès aujourd’hui, envisager l’avenir et les futurs choix de société. Qu’allons-nous choisir de faire au sortir de cette crise sans précédent ?

Nous, les plus grands responsables de cette situation et aussi les plus aisés. La classe moyenne et supérieure dont je fais partie. Ces classes qui, même en ayant les moyens financiers suffisants, ont préféré acheter bon marché pour faire des « économies » sans réaliser que ces économies, sur le long terme, allaient appauvrir leur propre pays. Les moins aisés n’ayant d’autres choix que d’aller au moins cher, surtout lorsqu’ils ont perdu leur emploi après une délocalisation. Le bon marché est toujours trop cher disait-on ! Ce dicton s’avère bien réel. En effet, à vouloir toujours payer moins cher, faire des bénéfices outranciers et sans aucune conscience des conséquences sur le plan humain, nous payons le prix fort aujourd’hui… Après la débâcle économique, qu’une partie de la population vit déjà depuis fort longtemps, avec chômage, perte d’estime de soi, maladie psychique, dépression, perte de forces, perte d’immunité de toute sorte, la débâcle nous touche désormais tous. Nous nous retrouvons tous dans le même bateau !

Que nous soyons à la maison où en première ligne pour soigner et faire tourner les magasins alimentaires etc… La question de fond est la même et la conclusion aussi. Quelle que soit la situation, que ce soit sur le plan individuel ou universel, lorsque nous avons atteint le mur, tout s’arrête. Il faut croire que, Mondialisation oblige, nous avons atteint le mur à un niveau mondial.

Nous sommes donc au pied du mur ! Deux possibilités s’offrent à nous, soit nous profitons de cette situation pour faire des prises de conscience et ne pas recommencer la même vie et les mêmes choix qu’avant l’épidémie, soit nous fermons les yeux et nous recommençons, au niveau mondial, avec les mêmes comportements.

Transposons et comparons cette situation de catastrophe mondiale à l’échelle de l’individu. Car le comportement individuel qui permet de sortir de l’impasse est exactement le même que celui que nous pourrions adopter sur le plan mondial. Lorsque nous vivons des moments difficiles sur le plan individuel, et qu’ils se répètent, nous avons toujours l’opportunité de faire une introspection et de prendre notre propre responsabilité dans la situation que nous traversons. Arriver à une impasse est alors la seule issue pour se regarder enfin et trouver les solutions. Cette observation, cette introspection, ce besoin impérieux de vivre mieux permettent de trouver les moyens de changer de cap et de ne pas répéter les mêmes comportements suicidaires. Cette attitude individuelle et responsable pourrait être à transposer sur le plan mondial.

Au sortir de la crise,
  • Soit, nous recommençons avec les mêmes modes de vie, comme si de rien n’était, en faisant la victime jusqu’à la prochaine chute, jusqu’au prochain effondrement.
  • Soit, nous prenons notre responsabilité sur le plan individuel, responsabilité qui devra être aussi prise par les personnes qui sont « aux commandes ». Ce sera notre capacité de résilience sur le plan individuel et mondial qui pourra alors s’exprimer.
Nous en sommes là ! Que choisirons-nous ? Nous poser les questions sur nos choix de sociétés ou recommencerons-nous comme avant la pandémie, avec cette folie qui caractérise l’être humain quand il a été privé, brimé et qu’il a eu peur. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec les années folles qui ont suivi la guerre 14-18… Ferons-nous de même ? Toute proportions gardées, car cette catastrophe ne dure que depuis quelques semaines.

Recommencerons-nous à consommer de façon excessive pour se sécuriser d’être restés en vie ? Ou serons-nous capables de faire différemment, d’envisager un autre paradigme ? Nous sommes nombreux à disposer de plus de temps que d’habitude. Même ceux qui travaillent en télétravail gagnent maintenant le temps du trajet… Et si nous mettions ce temps, occupé précédemment dans les transports publics ou dans nos voitures, à profit pour faire un retour sur soi et imaginer l’avenir ?

Je cite Boris Cyrulnik : « Après chaque catastrophe, il y a un changement de culture ». Dix minutes d’écoute pour se convaincre, si besoin était, qu’un nouvel avenir s’offre à nous, inévitablement. Dans cette mini interview, il fait une excellente analyse des précédentes épidémies qui changèrent le tissu social, économique et le comportement de tous, qu’il met en parallèle avec la catastrophe que nous vivons actuellement. Je reprends ses termes, « catastrophe » et non crise ! Une excellente réflexion qui amène de l’espoir, inéluctablement, même au plus sceptiques.

Si nous voulons envisager cette future société, rêvons-en ! Avant qu’une chose ne se réalise dans la « matière », elle germe dans notre esprit ! Soyons les nouveaux jardiniers de demain. Je vous invite à me retrouver dans quinze jours et à vous parler de Vie car le Covid-19 apporte la mort certes ! Mais l’un n’existant pas sans l’autre, le Covid-19 apporte aussi la Vie. Je serai là pour vous en parler !

© Alice Duruz - 2020

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