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Un peu de Soi… Un peu d’Alice...

Conscience de Soi
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Pour ce premier article d’une série que je souhaite longue et stimulante, je commence par un article qui va livrer un peu de moi. Je suis à un tournant !

La Vie nous pousse, mais est-ce vraiment la Vie qui nous pousse dans certaines directions plutôt que dans d’autres ? Est-ce la Vie qui nous "oblige", qui nous met sur la route des facilités ou des obstacles !  Sommes-nous soumis à ce que la Vie nous fait vivre, soumis aux situations extérieures, aux rencontres, aux autres… Est-ce la Vie qui nous pousserait à aller de l’avant ? Ou bien serait-ce le contraire ? Et si la Vie n’y était pour rien dans ce que nous vivons ? Allons voir ce que je sous-entends par "le contraire" ?

Et si ce n’était pas la Vie qui nous pousse à aller de l’avant, qu’est-ce qui nous y pousserait, qu’est-ce qui attirerait une situation à vivre plutôt qu’une autre ?
Et si nous regardions les choses sous un autre angle. Si cette certitude, souvent bien ancrée, que la Vie est une succession d’événements auxquels nous sommes contraints de nous soumettre, pouvait être remise en question ?
Et si ce n’était pas la Vie qui nous faisait vivre tel ou tel événement ? Si c’était "La Vie" qui est en nous, la vie qui nous anime, la vie de nos croyances, la vie de nos pensées, de nos choix ou de nos non-choix qui attirait les évènements extérieurs, qui attirait les rencontres et qui dessinait notre chemin de Vie !
Un chemin de vie qui se déroulerait alors, tel un tapis rouge ? Ce serait alors un tapis rouge … aux couleurs de nos sensations, de nos croyances, de nos pensées, de notre Être. Un tapis que nous serions seuls à créer.

Finalement ce nouveau regard, sur la Vie et sur ce que nous vivons, donne une tonalité nouvelle à notre partition ! Ce n’est plus la Vie que nous vivons, ou dans le pire des cas, que nous subissons qui serait "responsable" du tapis qui se déroule à nos pieds. Ce serait notre vie intérieure qui viendrait modifier la coloration et la tonalité vibratoire de "notre tapis". Donc ce serait Nous !

Ce serait donc, notre vie intérieure faite de notre génétique, de notre éducation, de nos croyances, de nos expériences qui attirerait les êtres à rencontrer et les situations à vivre .

Nous serions alors les capteurs de Vie … Mais quelle Vie ? Je l’aborderai longuement dans les prochains articles.

C’est très modestement que, dans cet article, je parlerai de moi et uniquement dans la mesure où cela a un quelconque intérêt pour avancer sur le chemin. Comment parler de soi en quelques lignes sans être réducteur. Comment capter l’essence de ce que je souhaite vous transmettre, ne garder que la substantifique moelle, sans tomber dans le travers de l’orgueil, "l’étalage de sa science", rester sincère, sans tomber dans une fausse modestie… Quel défi ! La démarche que je m’impose va être ardue. Je compte sur votre indulgence !

Je repars aux racines… Mais quelles racines ? Celles de mes vies antérieures, celles de mon arbre généalogique, celles de mon enfance ? Qui suis-je ? Si ce n’est un amalgame de tout cela, auquel il est inévitable d’ajouter toutes les expériences vécues. Ces expériences  qui, à chaque fois, nous transforment un peu… dans notre façon de penser, notre manière d’être, de nous percevoir et d’être perçue par les autres.

D’où m’est venu ce besoin de prendre soin, soin de l’autre d’abord ? Ce besoin de chercher le mystère derrière le corps, le visage, les paroles, les couples alors que je n’étais qu’une enfant de 7 ans ? C’est à cette époque, que ma première lecture a marqué au fer rouge la destinée de ma vie.

Cette lecture a simplement répondu au besoin de mon âme ; me révéler ce que j’étais venue faire et vivre sur Terre. A l’époque je ne savais rien de tout cela. Je ne connaissais pas les liens, les synchronicités. Je ne savais pas que la vie me mettait ce livre entre les mains, uniquement parce que quelque chose en moi, la "vie en moi", (ce qui était mon émanation vibratoire) demandait, attirait, souhaitait réveiller en moi mon chemin de vie.

Ce livre m’aurait laissé indifférente s’il n’était pas venu répondre à quelque chose déjà inscrit en moi, dans toutes mes cellules. Cela a donc commencé avant même ma naissance et tout n’a été qu’une suite logique jusqu’à ce jour. Voici un petit texte que j’ai écrit pour synthétiser ma pensée. Il donne un aperçu de la naissance de toute chose selon moi. Cela a été la naissance de mon métier et de ma vie.

"Une rencontre entre deux cellules, et c’est déjà une création. Depuis l’enfance, les Êtres, les corps, les formes, les visages m’ont interpellée pour ne pas dire fascinée. Que disent-ils, que cachent-ils ? Pourquoi cette forme, ce regard… Capter, oui, et chercher à comprendre.

En dessin, on dit "faire une étude"… Quel beau parallèle avec "faire des études". Mais revenons au dessin, on observe, on capte, on pose. Dessiner, a été une des premières manières… très modestement, de chercher à capter l’essence de la vie. Je dessinais, très occasionnellement, des reproductions de Maîtres. Attirée par les visages et les corps. Que disaient-ils de leur vie ? C’est là ce que je cherchais. Les formes révélatrices de leur vie.

C’est ainsi, que de cette fascination pour l’humain, que je cherchais à deviner déjà enfant, est né l’enthousiasme pour les études. Il fallait que je comprenne, qui était derrière ce visage, ce corps, ce vécu. Comment et pourquoi vivait-il cette vie plutôt qu’une autre ?  J’étais intéressée, et continue à l’être, par tous les aspects qui touchent à l’humain, qu’ils soient physiques, psychiques, émotionnels, spirituels. Mes études d’abord d’infirmière m’ont menées vers le drainage lymphatique, en passant par de nombreuses formations. J’y ai découvert ce que le corps recèle, par le toucher, mais également par tout ce qui émane de lui et qui n’est pas d’ordre visible.

Je continue à vivre cette quête, à chercher à capter l’âme, à entendre le mystère du corps, et à mettre en lien chaque personne avec elle-même.
Je suis parfois, le trait d’union, la goutte qui se pose dans le corps et qui permet que l’alchimie se fasse, à l’intérieur de celui-ci. Cela va permettre une modification dans les sensations, dans le regard que la personne va porter sur elle-même. Petit à petit une transformation profonde s’opère. J’ai parfois la sensation de sculpter les Êtres avec les mots et avec mes mains.

Après des années de pause, le dessin qui me permettait de reproduire, de "toucher" l’essence des corps et de ce qu’ils révélaient, refait surface. Tout compte fait, j’ai très peu dessiné, à cette époque lointaine de l’enfance, je ne faisais que des copies. Observer l’expression des corps venait répondre à ma curiosité et à mon attrait pour toute personne. C’est nourrie et enrichie de mon activité professionnelle, du toucher, de nos échanges que je dessine actuellement, non pas ce que je vois, mais ce que je sens. (Quelques dessins en bas d’article pour illustrer mon propos)

Faire un drainage lymphatique ou dessiner un visage, un corps, sont des facettes différentes d’une même intention. Aller à la rencontre de l’âme. Parfois, des décennies se sont écoulées entre deux dessins. Il faut parfois des années de gestation pour laisser sortir un autre moyen d’exprimer notre passion. Qu’importe, une porte en ouvre une autre."

Dès l’enfance, ce besoin de comprendre a donc rapidement ouvert une porte immense vers les études qui n’ont jamais cessé. Dans l’exercice de ma profession d’infirmière, j’ai rapidement vu la limite de ce que mes soins pouvaient apporter, même s’ils étaient à chaque fois indispensables. Je me sentais limitée.  Je constatais cette limite sur les autres et sur moi-même.

Soigner les corps ne me suffisait pas, il fallait élargir mon champ de vision, ouvrir mon regard, suivre mes intuitions et mes envies pour aller au-delà. Le corps n’était pas seul. Le considérer comme tel aurait été le considérer comme une voiture vidée de ses occupants. Il fallait aussi s’occuper de l’âme et de l’esprit. Depuis l’enfance, sans pouvoir le verbaliser, j’avais, tapie au fond de moi, cette conviction que nous étions des êtres qui arrivions sur terre avec un vécu amené d’autre vies. Rien dans ma famille ne me prédisposait à ces croyances et pourtant, elles étaient une évidence pour moi. Par la suite, cette conviction s’est transformée en une conscience :  Tout était lié. C’est cette conscience qui m’a poussée sur des chemins inexplorés. Prendre conscience des interactions entre tout ce que nous vivons a été le début de la prise de "Conscience de Soi".

La question reste ouverte, qu’y avait-il en moi pour que ce livre me marque autant à l’âge de 7 ans ? Qu’a-t-il touché, pour que toute la suite de ma vie ne se soit déroulée que pour réponde au besoin impérieux de ressembler à cette héroïne ? J’ai oublié cette lecture jusqu’à l’âge de 30 ans. C’est en commençant à exercer le drainage lymphatique qu’elle me revint en mémoire et que tout devint limpide : J’avais oublié cette lecture, mais elle avait agi en moi, me poussant à faire les études nécessaires qui me prépareraient à exercer un métier de toucher. C’est donc 23 ans plus tard que j’ai compris l’impact de ce livre. La conscience toujours elle… Tout se déroule selon une logique implacable, comme le fil d’une pelote que l’on déroule… presque à notre insu.

Suis-je arrivée sur terre avec cette prédisposition et cette intention de prendre soin des autres ? Est-ce la raison pour laquelle, j’observais le monde des adultes et des enfants avec autant d’interrogations ? Est-ce l’envie de dessiner pour cerner ce qui ne pouvait être verbalisé qui a développé un sens de l’écoute et de l’observation toujours plus grand ?

Toutes ces prédispositions ne demandaient-elles qu’à rencontrer les "interlocuteurs" qui m’ouvriraient à d’autres horizons ?

Comment le besoin de comprendre les mystères de la vie chez une enfant peut amener, à observer, à dessiner, à chercher à percer ce qui semblait caché, à l’enfant que j’étais.

Comment ce besoin de percer les mystères du corps, des rencontres, a-t-il suscité mon besoin d’étudier ? Et comment, des études d’infirmière qui ont pourtant posé des bases, des fondations à la compréhension anatomique et physiologique des Êtres, n’ont-elles pas donné de réponses suffisantes à mes questions d’enfant. J’en pris réellement conscience vers l’âge de 28 ans. En effet, malgré tout ce que j’avais appris sur les bancs scolaires, une "dimension" manquait. Mon insatisfaction m’a poussée à continuer ma recherche.

Un long chemin a débuté alors. Tout ce que j’avais "planté" en moi pendant les premières années de mon enfance et que j’avais complètement oublié pendant ma scolarité et ma vie de jeune adulte, a ressurgi. Tout est devenu une évidence.

Tout ce que j’avais entrepris comme études avait été motivé par cette lecture. Lecture qui avait posé dans mon inconscient les graines de ma vie… et avait fait son œuvre.

De toute évidence cette lecture m’avait marquée. Elle était venue réveiller et raviver la mémoire de mon choix d’âme. Elle avait déterminé tous mes choix de vie et m’avait stimulée sans que j’en sois consciente.

Je n’avais fait que répondre au choix de mon âme ! Qui d’autre que mon âme aurait pu me faire rencontrer le livre qui déterminerait mes choix de vie et déterminerait les êtres que j’allais rencontrer, des êtres indispensables à mon évolution. Était-ce la Vie qui me poussait, ou la vie en moi, qui était déjà à l’œuvre à ma naissance... et attirait à elle ce qui vibrait en moi ?

Je n’ai compris que bien plus tard que tout s’était mis en place bien avant ma naissance. Cela en est presque effrayant ! Car si tout est déjà inscrit quel est notre part de libre arbitre ? La question reste ouverte. Je me réjouis de vous retrouver dans quinze jours pour en débattre.

© Alice Duruz - 2020

© Alice Duruz - 2020

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Kayaleh | Communication Globale - Agence spécialisée dans la Communication et le Marketing Digital